25 janvier 2017 camion-camping-car-famille

Relations dans un espace réduit

 

Suite de la série Voyage en famille. Pour (re)lire l’article #1 de cette série, c’est ici.
L’idée : je réponds à des questions posées par des parents dans un groupe Facebook lié au voyage et à l’instruction en famille (IEF).

 

Comment faites-vous quand les enfants sont surexcités et que dehors il pleut ?

Un cas de figure qui euh… ne se produit pas souvent. Soit nous avons des enfants calmes soit nous ne prenons pas souvent la pluie. Ou un peu des deux ! :)

Honnêtement, nous n’avons pas eu énormément de journées de pluie depuis 5 ans que nous voyageons. Lorsque nous en avons, cependant, nous en profitons pour passer de jolis moments ensemble.

J’aime beaucoup les mots de Lawrence Cohen : « On peut illustrer le besoin d’attachement par un réservoir vidé par la faim, la fatigue, l’isolement ou une blessure. Comment le remplir ? En aimant l’enfant, en lui donnant du contact physique, de la tendresse, en le consolant ou le nourrissant. » Donc s’il pleut fort et qu’on ne veut pas sortir, on prend ce temps pour remplir les réservoirs. Ceux des enfants et des adultes !

De plus, qui dit « pluie » dit souvent « ciel gris et panneau solaire qui ne sert plus à rien ». Donc pas de possibilité de rester derrière son ordinateur des heures ! Par ailleurs, il y a les options piscine, courses, bibliothèque, musée, etc).

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Journée pluvieuse… On avait eu le temps de faire un barbecue avant les premières gouttes cependant !

 

Est-ce que le manque d’intimité pour les parents n’est pas pesant ? Arrive t’on jamais à avoir des moments à deux ?

  • C’est vrai, nous n’avons pas de chambre à part… Comme beaucoup de familles dans le monde je pense bien. Cela oblige à lire avec la frontale le soir, à attendre que les enfants dorment pour les câlins et à ne pas faire trop de bruit tard le soir ou tôt le matin, quand tout le monde dort encore. Mais j’aime bien voir le bon côté des choses : cela nous oblige, à nous parents, à ne pas nous coucher trop tard. On évite ainsi les lendemains difficiles, ceux où les enfants pètent la forme après une belle nuit et où les parents ne rêvent que de rester sous la couette ! Je pense sincèrement que nous avons encore quelques années devant nous avant que ce manque de chambre séparée nous pèse. À voir… Beaucoup de familles avec des pré-ados ou ados, ont, je pense, des camping-cars plus spacieux, ce qui permet d’avoir une ou deux « chambres ». Je pense aussi qu’il est possible de prendre une tente. Nous en avons d’ailleurs une dans le camion. Cet été, j’ai ainsi pu faire la sieste deux ou trois fois à quelques mètres du camion, sans être dérangée.
  • Pour s’isoler, travailler, notre équilibre est le suivant : un qui reste au camion derrière son ordi et l’autre qui est avec les enfants (en promenade, dans un parc/square, à la piscine, à la bibliothèque, en montagne, etc). Ou alors, on se retrouve dans la situation contraire : trois dans le camion et l’autre qui part (à la bibliothèque pour moi, en montagne pour Francisco pour schématiser). Donc oui, on arrive à s’isoler.
  • Isoler les enfants ? (Hein, quoi ?!) Pas possible dans le camion, sauf les mettre dans leur lit en haut. S’ils font trop de bruit, dehors ! Ou dedans avec un livre ou un jeu calme comme les Legos/Playmobils.

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J’ai fêté mes 30 ans durant l’automne dernier. Un beau souvenir : en famille, avec un bon repas et un jeu de société !

 

Est-ce que les enfants ne s’ennuient pas / tournent en rond ?

Ici non, nos enfants ne tournent pas en rond. Ils sont beaucoup plus orientés vers le monde extérieur que dans une maison. Il y a des choses nouvelles à découvrir tous les jours ! Cependant, ils s’ennuient parfois. Que ce soit dans le camion ou à la maison.

On m’a conseillé Papa, maman, laissez-moi le temps de rêver de Etty Buzyn. Je n’ai pas encore eu l’occasion de le lire… Si jamais vous l’avez lu, apprécié ou non, n’hésitez pas à me faire un retour.

Et quand on est malade, comment ça se passe ?

Disons que nous avons deux bons points avec notre camion pour limiter les maladies : 1) Il est mal isolé et donc aéré, même en hiver ! 2) L’espace est réduit, ce qui nous amène à aller dehors très souvent.

Sinon, si on est malade (ou en mode flemmard.e), on apprécie le coin cuisine tout près du lit ! Même pas besoin de sortir du lit et tout est à portée de main.

En cas de blessure… Cet été, Francisco s’est cassé le pied. Il a eu un plâtre, des béquilles puis une semelle/botte. Ce n’était pas évident tous les jours de vivre dans le camion sans blesser de nouveau Francisco, en lui tapant le pied ou en le bousculant par exemple. Mais nous y sommes arrivés ! En toute sincérité, je ne sais pas comment on a fait. C’est là qu’on se rend compte qu’un camping-car, ce n’est pas grand pour 4 personnes !

À savoir :

  • Lorsqu’on prévoit un voyage dans un pays étranger, il faut demander au préalable la carte européenne d’assurance maladie (CEAM) sur le site de l’assurance maladie. Nous avons consulté un docteur en Espagne lorsque nos enfants étaient bébés puis en Allemagne. Aucun problème de paiement.

Est-ce qu’on n’a jamais l’impression d’être les uns sur les autres ?

Si ! Mais c’est une impression agréable je trouve (pas tout le temps quand même !) que d’avoir ses enfants sur soi ! Quand nous sommes les uns sur les autres car il pleut dehors, ou car il fait trop froid, nous retrouvons vite nos places : Francisco en cuisine, les enfants sur leurs sièges et moi sur le canapé ou le siège passager. Et chacun vaque alors à ses occupations.

 anniversaire-camion-voyage-familleUne des rares fois où on avait « décoré » le camion. En Grèce pour mes 28 ans… Avec un super gâteau local !

 

RDV dans une ou deux semaines pour le 3ème article de la série !

 

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