18 septembre 2016 martina-instagram-fotovertical

Voie Enfer du décor – Insta #5

La photo qui vous a le plus plu cette quinzaine* est celle de Martina Cufar-Potard dans la voie d’escalade « Enfer du décor », près de l’Aiguille du Midi.

Photo publiée le 1er août sur notre Instagram @fotovertical.

La photo, infos :

Date de la prise de la photo : 13 septembre 2016.
Lieu : Massif du Mont-Blanc, France.
Photographe : Francisco Taranto Jr.
Appareil : Panasonic GX8. En fait, Francisco n’a pas photographié Martina mais l’a filmé. Cette photo est donc extraite de la vidéo.

L’envers du décor ; 3 mois à Chamonix

Déjà trois mois que nous sommes à Chamonix ! Ce n’était pas prévu de rester aussi longtemps, mais comme vous l’auriez peut-être compris, les plans ne sont pas ce que nous faisons le mieux. Ou alors si, on fait des plans. Mais quand il est question de les tenir et que nous n’avons aucun impératif extérieur (pas d’école pour les enfants, pas de billets d’avion ou autres, pas de rendez-vous prévus…), c’est plus compliqué. D’ailleurs, pourquoi rentrerions-nous chez nous, dans l’Aude, alors que nous n’avons pas fini tout ce que nous avions à faire ici ?

Pour résumer notre été 3 à Chamonix, en plus du tournage de notre film documentaire sur les femmes et la montagne : nous avons rencontré un tas de personnes sympathiques, lu de bons livres (plutôt moi), regardé des films intéressants (plutôt Francisco), bien mangé, bougé et pleins d’autres activités. Bref, que du bonheur !

Niveau images, nous avons de quoi faire deux vidéos : l’une sur Chamonix et une seconde sur une association locale très sympa !  Vous en saurez plus dans quelques semaines (voire mois). Nous devions également terminer une mission photo pour un client et réaliser des photos pour l’Office de Tourisme de Chamonix. Enfin, dans quelques jours nous irons dans un joli camping, en Haute-Savoie toujours, pour un shooting photo.

Donc voilà pour l’envers du décor… Nous n’avons pas que tourné le film Les femmes et la montagne !

L’envers du décor ; Réaliser un documentaire

Le décor : un film documentaire à réaliser, deux réalisateurs très motivés (en l’occurence Francisco et moi), des femmes au top (les 3 personnages principaux de notre film), du temps…

L’envers du décor : d’autres projets en cours, comme je les ai cités plus haut… et surtout une fracture au pied pour Francisco début août. Nous avons pris le bon côté de la chose. Ce n’est qu’une petite fracture, bientôt un souvenir, et cela nous a forcé à prendre notre temps. Nous réalisons un film sur des femmes qui ont en commun, je trouve, de faire des difficultés des forces, des obstacles des pistes d’élan. Nous ne pouvions donc pas nous apitoyer sur notre sort, balancer le film je ne sais où sous prétexte d’une petite fracture aux orteils. Il fallait en faire une force pour nos projets et notre séjour estival à Chamonix ! Donc il y a eu quelques jours qui ressemblaient fortement à des vacances, en août. Des « vacances » rythmées par les piqûres quotidiennes que devait recevoir Francisco, par mes coups de volants et mes grognements, moi qui ne conduis que très très peu le camion d’habitude…

Cet envers du décor nous a mené à septembre avec beaucoup moins d’images que prévu… On avait surtout une grimpeuse à filmer avant la fin de l’été : Martina dans Enfer du décor !

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Enfer du décor ; une fissure avant l’automne

Le week-end dernier, Martina nous contacte : elle peut aller dans la voie Enfer du décor pour que Francisco la filme. C’est surement le dernier créneau de l’année car la voie n’étant au soleil qu’une partie de la journée, à 3800 m d’altitude, il faut vraiment une grosse journée de chaleur. Nous n’avons pas pu filmer Martina avant car Francisco n’avait qu’un pied sur deux valide.

  • Vendredi : Francisco sort de chez le kiné rassuré : son pied est presque « refait ».
  • Dimanche : Martina a toutes les peines du monde à trouver un assureur disponible pour les jours qui suivent.
  • Lundi matin : le mari de Martina, Nicolas, peut l’assurer dans l’après-midi. Mais à 11h, Martina décide d’annuler. La météo tourne et l’Aiguille du Midi promet d’être dans les nuages dans l’après-midi.
  • Lundi après-midi : en fait, peut-être que cela passait ! Il fait grand beau ! En plus, nous n’avons pas d’assureur pour le lendemain (mardi).
  • Mardi, 11h : nous sommes au Nid d’Aigle, arrivés depuis quelques minutes avec le tramway du Mont-Blanc et on reçoit un appel de Martina. Elle vient de trouver quelqu’un de dispo pour l’accompagner dans la voie. Pour ceux qui ne connaissent pas : il nous faut attendre le tramway, rester 1h30 dedans (temps de la descente) puis remonter du Fayet à Chamonix.
  • Mardi après-midi : Martina et Mikaël montent entre midi et deux. Francisco les rejoint avant 15h. Martina réussit la voie (les coinceurs déjà en place) ; il fait super beau et chaud et tout est bien calculé, même le timing pour prendre la dernière benne de la journée !
  • Mercredi : le temps d’automne arrive.

Ainsi, nous sommes heureux au possible. Nous avons saisi la dernière occasion (sûrement) de faire les images que l’on souhaitait. Cela s’appelle de la chance, ou de l’opportunisme, ou je ne sais quoi. Et cela fait plaisir !

Pour les grimpeurs curieux :

La voie est au sommet de l’Aiguille du Midi. Un 7b en théorie ; beaucoup plus dur en pratique à ce qu’il paraît… Depuis la gare de l’Aiguille, aller à la terrasse des Cosmiques. Grimper sur des câbles / via-ferrata et descendre dans la fissure en rappel.

*Un dimanche sur deux, je poste sur ce blog la photo de notre compte Instagram @fotovertical qui a récolté le plus de likes durant la quinzaine écoulée. 
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