28 août 2016 camion-blog-fotovertical

5 ans d’émerveillements, déjà !

La semaine dernière, nous avons fêté les 5 ans de notre fils. Et nos 5 ans avec notre camion, acheté deux jours avant la naissance de Tomas. 5 ans déjà… comment est-ce possible ?

5 ans déjà !

Le temps passe vite, ça, ce n’est pas nouveau. Il file, il nous glisse entre les doigts et nous surprend, déjà derrière, au passé, alors qu’on le cherche devant soi. 5 ans sont passés et je me revois comme si c’était hier avec mon gros ventre, puis avec un enfant sur les seins. Pleurant de joie, de bonheur de rencontrer cette petite chose qui était lovée en moi. Je me souviens du marché de la petite ville où l’on habitait alors. Une vendeuse, mamie, m’avait dit qu’il fallait que je profite de ce petit bout avant qu’il ne grandisse, car après, à l’entendre, ce n’était pas qu’une partie de plaisir d’avoir un enfant ! Ce n’est pas la seule d’ailleurs à m’avoir tenu ce type de propos. Foutaises ! Je ne veux pas profiter de mes enfants, du temps passé avec eux. Ils sont à moi mais ne m’appartiennent pas, je ne veux pas profiter d’eux. Par contre, m’émerveiller, je le veux bien. Et je le fais au quotidien ! Pas seulement quand ils avaient quelques jours ou quelques semaines. Déjà 5 ans que je m’émerveille au contact de Tomas, et plus de 6 années en compagnie de Anna.

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Notre fils… 5 ans !

Dans un camion plusieurs mois par an

Deux jours avant la naissance de Tomas, nous avions acheté un camping-car. Nous ne lui avons pas donné de petit nom. C’est notre Camion, simplement. Fin septembre 2011, donc un mois après la naissance de notre second enfant, nous avons pris la route au départ des Hautes-Alpes direction Fontainebleau, Francisco tout fier d’être au volant d’un si beau véhicule ! Notre camion, c’était comme le symbole de la nouvelle vie qui s’offrait à nous, le symbole de la route, de road-trip, de la liberté, du voyage lent et peu onéreux. J’aimerais bien citer Jack Kerouac mais je n’arrive pas à lire, à entrer dans l’histoire de On the Road. Un jour peut-être…
Et donc nous avons commencé à voyager en famille il y a 5 ans. Nous y sommes bien dans notre vieux James Cook. C’est un peu comme notre maison secondaire sur roues, où nous passons presque la moitié de l’année. Après notre première virée en camion à l’automne 2011, nous avons bougé en France, dans des pays transfrontaliers (Espagne, Italie, Allemagne) et un peu plus loin (Grèce et Turquie). Tomas a plus souvent dormi dans le camion que dans son « vrai » lit à la maison. Et il n’a ni l’air malheureux, ni l’air traumatisé par les voyages. Au contraire, j’emploierais même le mot épanoui, pour lui et sa soeur Anna !
Articles à venir :
  • Mécanique et vieux camion Mercedes
  • De la tente au camion / camping-car
  • Voyager en camping-car avec des enfants

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Un camion, un chien et des vélos :) !

Instruire ses enfants en famille

Paraît que c’est impossible de ne pas envoyer ses gosses à l’école en France. Beh non, c’est possible. Même si vous entendez que « l’école est obligatoire » dans la bouche du président ou d’un de ses ministres. Ils vous mentent. Ils s’accommodent des mots et de la loi comme bon leur semble. C’est l’instruction qui est obligatoire en France (à partir de 6 ans) et non pas l’école. Donc, oui c’est possible d’instruire ses enfants en famille, avec des amis, des connaissances, des « passeurs » de connaissances, de savoirs, de passions, etc. Oui c’est possible ; nos enfants ne sont jamais allés à l’école et Anna ne fera pas sa rentrée dans quelques jours, malgré ses 6 ans et quelques petits mois.

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Les enfants la semaine dernière… Bien concentrés !

Articles à venir :
  • L’Instruction en famille en France
  • Etre et Devenir

Vivre de ses passions

Quand nous avons pensé à vivre de la photo d’escalade, plusieurs nous ont mis en garde. « Les places sont chères, l’escalade est un tout petit marché, on ne peut pas vivre de la photo d’escalade, blablabla ». Nous n’avons pas écouté ces gens. Car avec Francisco, nous voulions photographier des grimpeurs, vivre avec eux, gagner des sous comme cela, être indépendants. C’est vrai, c’est dur de vivre en tant que photographe d’escalade. Alors on s’est mis à la vidéo. Francisco a appris à filmer et à monter des films pour réaliser, de préférence, des vidéos davantage axées sur ce qu’il y a autour de l’escalade, à savoir les rencontres, les paysages, etc, que la performance sportive en elle-même.

Donc oui, c’est possible de vivre de la photo et de la vidéo d’escalade. Je pense à l’histoire de la grenouille qui gagne une course très dure, où toutes les grenouilles – sauf elle ! – ont abandonné les unes après les autres. Devinez pourquoi… ?! (Histoire et réponse ici !).

Depuis 5 ans nous dessinons notre route au fil des jours, des envies et de nos motivations. Des opportunités s’offrent à nous, on bifurque ; nouveaux chemins, nouveaux cycles. Depuis 2014 environ, priorité aux voyages en famille. Et depuis peu, nous sommes sur une autre voie, faite davantage de documentaires. Le besoin de quête (de sens, de liberté, d’inspiration, d’engagement, de sérénité ?) se fait plus fort au fil des mois et des kilomètres… A voir où ce(s) quête(s) nous mèneront ces prochaines années !

Articles en ligne :

Oui c’est possible…

Pas de tout faire, pas d’être le meilleur. Mais c’est possible de faire son petit bonhomme de chemin et de faire beaucoup. Peut-être que certains trouvent que ce que nous faisons, ça relève plus de l’impossible. Libre à eux de penser ça, même s’ils se trompent :-). Du moins ce n’est pas impossible pour tous. Peut-être d’autres pensent que ce que l’on fait, c’est du pipi de chat. Nous n’avons pas fait de « tour de monde » – et j’en suis réjouie -, nous n’avons jamais été publiés dans National Géographic et nos enfants ne sont pas bilingues malgré un père brésilien et une mère française. Nous avancons à notre rythme, les kilomètres défilent – peu, des personnalités s’affirment, des choses sont apprises, d’autres sont dé-sapprises (ce qui fait autant de bien) et la vie que nous menons depuis 5 ans nous convient très bien… !

5 belles années viennent de passer, que nous réservent les 5 prochaines ?! Mystère et boule de gomme… C’est ça qui est bon !

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Une jolie citation de Gaston Rébuffat pas loin de l’Arve, à Chamonix.

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