4 juillet 2016 nuit-a-la-belle-etoile-fotovertical

Bivouac en montagne en famille

Jeudi dernier, c’était une grande première pour les enfants : un bivouac en montagne. Une nuit dont ils se souviendront longtemps je pense…

Repérages et découverte de la randonnée.

Francisco a entendu parlé d’un joli point de vue sur le massif du Mont-Blanc, accessible sans trop de marche. C’est aux Houches, au-dessus de Vaudagne. Il s’y rend mercredi soir pour assister au coucher du soleil : joli mais les conditions ne sont pas tops pour faire des images (photos et vidéos pour notre film Les femmes et la montagne). Francisco devra remonter un autre soir avec son appareil photo. C’est ce qu’il fait le lendemain. Mais pas tout seul ! Il a décidé d’amener les enfants avec lui.

Je sais qu’il attend ce moment depuis longtemps déjà : partir en montagne avec ses enfants. Volonté de continuer sa passion en étant père. Fierté de voir ses enfants bien marcher, être dégourdis et aimer être dehors. Joie de partager des moments père-fille et père-fils qui sortent de l’ordinaire.

Randonnée nocturne avec les enfants

Jeudi, 22h30. Francisco a donc décidé de dormir à la belle étoile avec les enfants. Soit. Cela m’a fait tout bizarre de les voir partir, chacun avec son sac sur le dos et sa lampe frontale, pour leur première rando nocturne. C’est dans des moments comme celui-ci qu’on prend conscience du temps qui s’envole, qui se déroule à une vitesse folle. Mes petits sont déjà assez grands pour bivouaquer, pour partir tout confiants dans la nuit, eux souvent apeurés par les petites bêtes (araignées, moustiques et consorts). Ils sont partis sans tente – nous n’en avons qu’une qui est bien trop lourde et encombrante pour la porter sur le dos. C’est bizarre pour la mère que je suis donc, et c’est beau. De les voir si confiants, si souriants, qui suivent leur père sans hésiter.

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Jeudi, 23h. Je suis dans le camion. J’aimerais appeler Francisco et les enfants pour savoir comment ça va là-haut. C’est la mère-poule qui fait surface… Je n’appelle pas. Cela servirait à quoi ? Leur souhaiter bonne nuit ? Ok. Mais en les appelant, quid de la magie de leur bivouac ?  Aussitôt que la sonnerie du téléphone retentirait, leur « premier bivouac » ne serait plus le même. Pas aussi grandiose. Pas aussi seuls en montagne.

Et puis j’avoue, de penser à eux et je commence à craindre leur retour précipité : peut-être qu’ils doivent rentrer car il y a trop de moustiques, et à chaque pas ils manquent de tomber, écrasés de sommeil. Bref, je ne les appelle pas et je ne pense plus à mes enfants (et Francisco). C’est mieux pour tout le monde.

Bananes et soleil

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Il est 9h du matin. Anna tape à la fenêtre du camion. Une banane énorme en guise de sourire. Tomas arrive quelques instants après, encore dans sa nuit on dirait. Il joue avec les plantes et  les cailloux avant de rentrer prendre son petit-déjeuner dans le camion. Francisco a peu dormi, inquiet. Des gardes croisés quelques minutes avant de se coucher lui ont dit qu’il y avait beaucoup de sangliers dans le coin. Anna et Tomas, eux, ont merveilleusement bien dormi. Il paraît que ça a été dur de les réveiller vers 8h du matin ; ils ne voulaient pas sortir de leurs sacs ! 

Bilan ce premier bivouac pour les enfants ? Une randonnée dans les bois en pleine nuit, un coucher à regarder les étoiles et une nuit à bien dormir. Expérience à refaire donc !

 

Pour ceux tentés par l’expérience d’une nuit à la belle étoile :

Il est important de bien se préparer

Vérifier la météo car 1) ce n’est pas très agréable de se faire réveiller par la pluie 2) même si on n’est pas en haute-montagne, les dangers d’une mauvais temps sont présents (orage et foudre, hypothermie…).

Bien estimer les forces des marcheurs/dormeurs, surtout celles des enfants dans des conditions « spéciales » : randonnée tardive, dans le noir, stress éventuel causé par les petites et grosses bêtes… Ce que nous avions fait au préalable :

  • repérer la balade avec les enfants en plein jour
  • faire dormir les enfants seuls sous la tente, au printemps… et dans le jardin (à leur demande sous leur insistance !)

Bien s’équiper. Attention aux nuits qui peuvent être bien fraîches, même en plein été ! La rosée peut également surprendre et refroidir certains dormeurs. Un bon équipement comprend des affaires chaudes, imperméables et ne doit pas être trop lourd. Ce que nous avons fait : les enfants ont porté leur manteau, quelques biscuits et un appareil photo compact pour Anna. C’est tout. Pour dormir, un bon sac de couchage est indispensable ainsi que – même si parfois certains novices auraient tendance à l’oublier – moi avant de rencontrer Francisco par exemple : le tapis de sol. C’est en effet via le sol qu’on attrape froid, quand celui-ci est humide. Le mieux est certainement d’essayer son matériel avant, en couple, solo, dans le jardin (!) avant de partir bivouaquer avec de jeunes enfants.

Éviter les renards en période de reproduction ! Enfin, ce sont des infos tirées de forums sur internet. En effet, j’ai cherché quels étaient les risques de dormir à côté de sangliers. Je pensais que ces risques étaient négligeables et que les sangliers sentaient les humains et s’en écartaient. Ce que j’ai lu allait dans le même sens que cela, à savoir que les sangliers ne viendront pas embêter des bonhommes endormis. Par contre, j’ai aussi lu qu’il y avait des cas d’attaques de renardes en période de reproduction. Si quelqu’un en sait plus dans ce domaine, je suis preneuse de vos informations !

L’équipement des enfants pour cette première

Pour la rando :

  • Chaussures, vêtements et sacs Vaude.
  • Lampes frontales Baladéo.
  • Bâtons de marche Quechua. Un seul bâton pour chacun.

Pour dormir :

  • Sacs de couchage Vaude. Les enfants étaient en tee-shirt manches longues dedans.
  • Tapis de sol Quechua.
  • Tente : le ciel et ses demoiselles étoilées !

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2 réactions au sujet de « Bivouac en montagne en famille »

  1. Génial! J’ai trop envie de les emmener dormir à la belle étoile aussi. Mais j’ai aussi une appréhension… pourquoi n’es tu pas monté avec eux ?
    Enfin pour le renard, j’ai eu qu’une fois en bivouaquant un renard qui était venu grignoter mon duvet…. ça surprend ! C’était peut être une renarde du coup ?

    1. Moi j’ai préféré rester bien au chaud et un bon livre dans le camion :).
      Oups, ça doit faire peur le coup de la renarde/le renard qui vient grignoter dans le duvet. Pas si rare que ça… Il y en a même qui viennent te bouffer de la nourriture dans les refuges il paraît. En fait j’ai discuté avec un accompagnateur de montagne hier. Il pense que le sanglier peut t’embêter si tu es sur sa zone. A regarder donc : est-ce que c’est « son » territoire qu’il vient fouiller avec son groin ?

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