14 mars 2016 maison-revenir-retour

Revenir

Après mon article Avancer – que j’aurais aussi intituler Partir – voici un article sur le retour de voyage. Un moment si particulier…

Ecourter son séjour : échec ?

Il y a peu de temps, on me disait vacances ou voyage et je pensais retour à la maison difficile. Même s’il y avait de la fatigue dans un voyage, je ressentais comme une obligation de rester. Un voyage écourté était synonyme d’échec. Car si on revenait à la maison plus tôt que prévu, cela signifiait que le voyage s’était mal déroulé, à cause d’imprévus, de mauvaises surprises et/ou de fatigue accumulée.

Ecourter son séjour : réussite ?

Maintenant, je pense différement. Qui m’oblige à maximiser mon temps en voyage, à profiter jusqu’à la dernière minute d’un trip ? Cela fait quelques fois, avec Francisco, qu’on rentre avant notre date de retour prévue.

Nous étions bien en Catalogne, depuis deux semaines. Très bien. Puis samedi matin, Francisco s’est levé en me disant qu’il aimerait bien prendre le chemin du retour. On a déjeuné et pris cette route, plus que satisfaits de cette prise de décision. Contents de s’écouter, de ne pas se sentir obligés de rester jusqu’à la fin des trois semaines prévues. Oui, nous avions du soleil, un joli itinéraire à finir, nous n’étions pas trop fatigués… Mais nous avions aussi plein d’autres choses en tête, tout simplement.

On a suivi notre intuition, on n’a pas écouté nos petites voix – de moins en moins persuasives – qui nous demandent de tout « maximiser », de faire durer le voyage jusqu’au bout. Et ce fut un petit moment de bonheur : de changer les plans sans hésitation, de savoir qu’on ne regrettera pas cette troisième semaine de voyage envolée, de chanter à tue-tête dans un camion chauffé par le soleil. La phrase qui me vient à l’esprit ? « Il en faut peu pour être heureux ! ».

tomas-retour-revenir-voyage-fotovertical

Des retours différents

C’est ça que je trouve marrant dans les retours, c’est la façon dont chacun s’y prend. Chacun revient chez soi avec ses attentes, ses besoins à assouvir, ses envies. Pour le voyage, on ne décide pas grand chose au préalable, on n’a pas trop d’attentes. Par contre pour le retour, j’ai l’impression qu’on le programme plus. Dès que nous prenons la route du retour, je note tout ce qui m’attend, de la comptabilité aux nouveaux projets. Par exemple, je dois préparer le salon du randonneur auquel je participerai pour la première fois cette fin de semaine.

Francisco a lui aussi une grande préoccupation dès qu’il amorce le chemin du retour :  bien nettoyer/ranger la maison ! A peine arrivé, le moteur du camion pas encore refroidi et Francisco est déjà à l’ouvrage. Ses missions : nettoyer la maison de fond en comble ; vider le camion (c’est-à-dire faire tourner des machines, bien ranger les affaires d’escalade, vider le frigo et les placards…) et sauvegarder sur disque dur toutes les images réalisées lors du voyage.

Pour les enfants, cela dépend. Parfois ils sont très pressés de retrouver leurs déguisements et jouets ; parfois, comme hier, ils ne sont pas arrivés qu’ils ne demandent qu’à repartir, en voyage ou chez papi-mamie.

maison-revenir-retour

Revenir pour mieux repartir

En fait, c’est ce qu’on fait je trouve. On revient pour mieux repartir ! Avec de nouveaux projets, de l’énergie à revendre (car quelques semaines à la maison, c’est fatiguant) et toujours la même soif de découverte !

Et vous, dans quel état d’esprit rentrez-vous chez vous, après de belles vacances ou un joli voyage ?

64327ae96def7e14b450366ff552232aYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY