France / Par pays / Sur la route / 18 mai 2015

La Corse : ce n’est pas pour nous et notre camion

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Le camping-car en Corse, ça va être super !

J’ai réservé les billets de ferry pour la Corse en novembre dernier. Quelques heures après avoir déboursé 350 euros, j’ai compris que j’avais peut-être fait une erreur. Que le camping sauvage et la Corse, c’était peut-être deux termes incompatibles. C’est une amie qui, la première, m’a déconseillé le camping sauvage. Puis j’ai lu des dizaines de fils dans les forums de voyage… Ça parlait de cailloux lancés sur des pare-brises, de mauvais accueil de la part des Corses, de prix de campings élevés, etc.

Mais nous avions les billets de ferry et une belle île à visiter. Nous irions, persuadés de n’avoir aucun problème en Corse. C’est là que mon côté « autruche optimiste » entre en jeu. Pas envie de perdre des billets de ferry et d’évaluer une autre option pour aller en Corse ; pas envie non plus de considérer le prix des campings pendant 5 semaines (ça, c’est sur qu’on ne peut pas se le permettre !). On ferait du camping-sauvage ou au pire, on trouverait une autre solution comme du camping chez l’habitant.

Dernier argument infaillible : depuis 4 ans, nous n’avons jamais eu de problème. Aucune amende, aucune obligation de quitter un endroit rapidement.

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Voyager en camion avec des enfants… Le bonheur !

En réalité…

On débarque un vendredi soir, on dort près de la route sur une aire de repos. Aucun problème hormis quelques gens qui klaxonnent, chose qu’on n’avait jamais expérimentée jusqu’à là. Puis on dort chez un copain de copain, puis dans un village, ensuite dans des gorges. La troisième nuit dans ces gorges, on se fait déloger. Ça nous apprendra à braver l’interdit et à fermer les yeux sur les très nombreux panneaux d’interdiction de stationnement la nuit. On pensait qu’en basse saison les flics ne faisaient pas de ronde. C’est vrai, on avait raison sur ce point. On n’avait juste pas pensé aux jeunes qui n’aiment pas les touristes. Avertissement qui laisse des traces. On ne dormira plus tranquille hors-camping à partir de cette nuit là, sauf sur deux parkings d’escalade, où on a bien dormi. Pourquoi ? Car on avait demandé l’autorisation à des locaux habitant près des parkings.

Pas seulement nous…

Nous croisons des gens du continent. Après un tour d’Europe (en poussant jusqu’au Maroc), ils se sont installés en Corse il y a 4 ans. Les seuls soucis qu’ils ont eus (pneus crevés, carrosserie abîmée…), c’était en Corse. C’est triste. Puis nous croisons un autre couple qui voyage en van aménagé avec leur deux enfants. Ils se sont fait réveillés – et sommés de partir – deux fois en trois semaines sur l’Ile de beauté. J’arrête là la liste. Nous avons eu aussi des échos de gens qui faisaient du camping sauvage sans aucun souci. Peut-être que ça dépend des coins, du camion/van (le nôtre est-il trop grand, trop visible ?).

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Voyant peut-être notre camion, mais on l’adore !

L’économie du tourisme sur l’île

Je comprends qu’il y ait des limitations au tourisme en camping-car en Corse. Tellement de bas-côtés accueillants, dans des sites et des paysages à couper le souffle ! Ça deviendrait vite une folie si tous les camping-caristes faisaient du camping sauvage. Mais, ce que je ne comprends pas :

– pourquoi ne pas proposer d’autres alternatives aux campings souvent chers ? Pourquoi ne pas proposer des parkings, des aires payantes, comme il y en a tant en France, sur le continent ? J’ai également cherché des lieux où on pouvait dormir pour quelques euros (accueil à la ferme, accueil chez des particuliers… ) : je n’ai pas trouvé grand chose de ce côté-là non plus.

– pourquoi cette violence à l’encontre des camping-caristes, surtout en basse saison ?

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Interdit au public touriste

En conclusion

La Corse, ce n’est pas pour nous, qui souhaitons vraiment voyager avec notre camion. Et on ne peut pas se permettre de payer plus de 28 euros par nuit, pour un séjour qui devait durer 37 nuits ! Lorsque je dis 28 euros, c’est sans compter sur les campings plus près des villes, plus chers !

Cependant, merci !

Pour ne pas mettre tout le monde dans le même panier, un grand merci :
– au proprio d’un camping au calme, moins cher, sur la route entre Ajaccio et Bocognano.
– aux copains de copains, ou même aux copains de copains de copains :-) qui nous ont permis de passer quelques nuits sur un parking, avec une très belle vue et de bonnes grillades.
– à tous les Corses que nous avons croisés qui ne cautionnent pas du tout cette hostilité envers les campings-caristes… Et il y en a !

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A Bientôt,

pour deux autres articles sur notre petit mois en Corse !

route-camion-camping-car-corse-voyage-fotovertical_0797Joli non ?!



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