Le topo d’escalade, un super guide de voyage

Après six semaines en Grèce, nous voici de retour en France. C’est notre tour du Péloponnèse qui prend fin, un beau voyage qui s’est construit au fil des jours.

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Un aperçu de notre trajet…

Les 10 premiers jours, entre Patras et Athènes, nous avons eu confirmation de ce que nous avions entre-aperçu l’année dernière : la Grèce est un pays entre mer et montagne. Superbe !

Nous avons ensuite passé 10 jours sur l’île de Kalymnos, là aussi entre mer et falaises ! Sur place, nous avons reçu le nouveau topo de l’escalade en Grèce* des mains de son auteur. Cela tombait bien. Nous sentions, avec Francisco, que « Le tour du Péloponnèse » était une idée trop vague, pas assez concrète pour nous. Sans autre but que de voyager on se retrouve vite à suivre les mêmes panneaux et prendre le même chemin que les autres touristes curieux. Nous arrivons dans des villes où ça parle anglais ; où chacun enchaîne les mêmes visites culturelles, prend les mêmes photos. Le tour du Péloponnèse devient alors un voyage moins surprenant et authentique que prévu.

Alors, pour la suite du voyage, nous avons ouvert notre topo. Il est comme un livre particulier qui nous guide hors-sentiers battus ! La Grèce a ceci de magique qu’elle recèle en son sein de nombreux monts, sommets, vallées boisées et villages posés sur des rochers. On peut donc s’éloigner des circuits touristiques classiques et être tout autant émerveillés ! Avec notre topo, nous nous sommes fixés un objectif plus concret que de voyager dans le Péloponnèse : nous allons découvrir différents sites d’escalade qui, sur le topo, ont l’air superbes ! On prend alors la route grossièrement dessinée. Les panneaux en anglais se font plus rares. Des vieux nous saluent – j’ai eu peur que le dernier ne se déboîte une épaule pour nous saluer, tellement son geste était empreint de spontanéité et d’enthousiasme (!) ; les autres nous sourient ou sont très surpris de voir passer des touristes devant leur jardin… Bref, nous sommes là où peu de personnes ne nous attendent, surtout en basse saison ! Nous sommes bien, naviguant dans des eaux tranquilles avec notre camion « James Cook », dans un Péloponnèse tranquille et magnifique.

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Un jour surement ces lieux seront touristiques à leur tour. Des hordes de grimpeurs viendront se garer au même endroit, faire la queue pour laver leur vaisselle à la fontaine du village malgré un gros panneau d’interdiction au-dessus de celle-ci (sic : scène quotidienne près d’une falaise en France !). Il y aura aussi un restaurant tenu par un paysan un peu plus audacieux que les autres, qui aura vu la roue tourner et aura appris quelques mots d’anglais. Surement… S’ensuit alors un grand débat sur le tourisme, facilité, dans le cas de l’escalade, par les topos. Un débat dans lequel je ne souhaite pas entrer maintenant… Un temps pour tout !

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*Le lien pointe vers la description du topo « Grece Sport Climbing: The Best Of ».  En anglais. Pour ceux qui n’ont jamais eu de topo en mains, n’hésitez pas à cliquer pour voir à quoi peut ressembler un topo.



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