8 octobre 2014

Les pirates à l’Acrocorinthe

Je pense depuis plusieurs jours à cet article. Je souhaitais cependant, avant d’écrire, retrouver une carte mémoire de mon appareil photo. Dedans, des photos en relation avec cet article. Impossible de mettre la main sur cette carte mémoire. Ca m’énerve ! Il me « manque » deux jours de photos et je suis perdue. C’est donc parti pour un article avec une seule photo.

chateau

Nous étions, il y a quelques jours, à l’Acrocorinthe, la citadelle de l’ancienne Corinthe. Le site, sur une colline, fut occupé du VIème siècle av. JC jusqu’au XIXème siècle. Soit quelques siècles d’occupation ! « C’est incroyable » sont les mots qui définissent le mieux le site. J’ai marché à l’intérieur de la forteresse pendant deux heures et j’étais loin d’en faire le tour. C’est incroyable comme l’homme est capable, depuis des millénaires, de construire un si gros ouvrage en haut d’une colline. Mais c’est également beau de voir la nature, qui, finalement, reprend ses droits. Pas de magasins pour touristes, seulement 2 ou 3 panneaux d’explication à l’entrée du site et des grandes herbes, des os et des crottes de moutons, des sentiers inégaux qui se font et défont au fil du temps. J’étais bien en cette fin d’après-midi à marcher le long des remparts, en haut d’une belle colline avec vue sur la mer. J’avais envie de me poser, de m’asseoir et de rester là à ne rien faire. A se reposer, à prendre l’air, à méditer.

Le lendemain, la donne avait changé. J’étais avec les enfants. Je leur avais parlé de remparts, murailles, épées, arcs, chevaliers, ponts-levis et écussons avant d’entreprendre la visite de l’Acrocorinthe. Puis nous sommes entrés dans le « vieux château », les enfants plus amusés par les pierres très polies de l’allée centrale que par la position stratégique de la forteresse. Anna et Tomas se sont ensuite intéressés aux fourmis et aux fruits pourris d’un vieil arbre. J’ai aimé les voir curieux, captivés par les allers-retours des fourmis et de la charge qu’elles arrivaient à porter. Cependant, je râlais aussi, intérieurement, de leur désintérêt pour ce lieu ô combien chargé d’histoire. Et puis. Et puis nous sommes allés dans ce qui reste d’une mosquée, un carré avec un grand trou, magnifique, à la place du toit. (J’ai pris des photos, peut-être un jour je les retrouverai). Il y avait une porte avec des barreaux en fer. Anna et Tomas, soudainement et grâce à cette porte, ont basculé dans l’histoire. Ils étaient des prisonniers du capitaine gris (moi). Vu leur intérêt subi – être soldat prisonnier du capitaine gris c’est quelque chose ! – j’ai commencé à voir la visite de l’Acrocorinthe autrement. Nous n’étions plus ici, plus maintenant. Les soldats Anna et Tomas allaient m’aider, moi le « chef », à surveiller l’arrivée des pirates et à empêcher leur entrée dans la forteresse. C’est vrai, je me suis un peu trompée. J’aurais du laisser les pirates en mer et impliquer une armée plutôt. Ce n’est pas grave. Surveiller l’avancée des pirates du haut de la forteresse, appeler les paysans à entrer dans le château, les hommes à préparer boulets de canon, eau bouillante et flèches nous a occupé pendant plus d’une heure. Le temps est passé vite, à courir de tours en tours, à se cacher derrière les remparts et à lancer les signaux d’attaque. Mes petits soldats ont adoré le cours d’histoire ce jour-là !

Quant à moi, j’ai envie de relire des livres d’histoires imagés, pour enfants, au plus vite. Pour me préparer pour mon prochain cours d’histoire !!

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