Photo / 5 septembre 2014

Visa pour l’image/Perpignan – Découverte

Hier je découvrais le festival Visa pour l’Image à Perpignan. Et ce fut une belle découverte ! Enfin, si on peut parler de « belle découverte » lorsqu’on voit autant de photos de guerre, de violences, de pauvreté ! Nous vivons dans un monde de fous…

Arrivée le matin, j’ai assisté à la Rencontre « Ukraine » avec deux photographes français et un Ukrainien : Maxim Dondyuk, lauréat du Prix de la Ville de Perpignan Rémi Ochlik 2014. J’ai trouvé très intéressant de voir des clichés pris par trois photographes différents couvrant le même conflit. Une mention spéciale – et personnelle ! – à Maxim dont j’ai beaucoup aimé les photographies. Par contre, je n’ai pas trop apprécié le travail de la photographe française, avec beaucoup d’images de cadavres. Un autre point : entendre ces professionnels parler de leur engagement, de leur travail est très enrichissant !

J’ai ensuite passé beaucoup de temps d’une exposition à une autre. Si je devais n’en retenir  que deux, ce serait « De l’autre côté du mur d’enceinte : une prison du Vénézuela aux mains des détenus » de Sebastián Liste et « Rohingyas, une minorité sans voix » de Bruno Amsellem. L’exposition du WorldPress Photo (application-guide téléchargeable ici) est aussi très intéressante, du fait de la variété des clichés exposés. Au contraire, une cependant que je n’ai pas pu regarder car trop violente pour moi est celle sur le conflit qui oppose principalement les milices de la Séléka (à majorité musulmane) à celles anti-Balaka (principalement chrétiennes).

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Exposition « Une lutte passée sous silence : les agressions sexuelles au sein de l’armée américaine ».

Puis Visa pour l’Image, c’est aussi des milliers de photographes professionnels. J’ai un peu discuté avec deux femmes photo-journalistes reconnues dans le milieu… J’espère pouvoir les revoir de nouveau. Le genre de femmes qui ont du caractère et très inspirantes ! Les rencontrer, assister à la table-ronde du matin, regarder ces expositions… autant d’éléments qui me confortent dans mon idée, mon rêve, mon ambition : être photographe.

Enfin, Visa pour l’Image c’est un festival au coeur d’une petite ville méditerranéenne. J’avance les yeux baissés sur la carte du quartier. Je lève les yeux et me retrouve dans un autre monde. Les gens s’interpellent d’un balcon à un autre, les enfants sont dans la rue, les déchets jonchent le sol mais ça vit ! Je ne suis pas trop rassurée, seule avec mon gros appareil photo et mon sac à dos rempli… mais je me fais du soucis pour rien ! Le contraste est saisissant, entre les festivaliers et les gens qui habitent là, mais ç’est sympa !

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Quelques minutes dans ces ruelles et nous sommes ailleurs, même pas besoin de photos pour voyager !

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