En montagne à Kalavrita

Depuis jeudi dernier, soit 5 jours, nous sommes en Grèce. Arrivés par le ferry à Patras, dans le nord du Péloponnèse, nous avons 10 jours pour rejoindre le port du Pirée, à Athènes.

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Pour situer un peu Patras et Athènes… Kalavrita est à l’ouest du mont Killini, pas loin de Patras.

10 jours en famille, avec pour but de découvrir les montagnes du nord du Péloponnèse. Sur les recommandations d’une connaissance, nous nous dirigeons, après 2-3 pauses au bord de la mer, vers Kalavrita. C’est une ville charmante de 2000 habitants environ. C’est ici que se trouve la plus grande station de ski du Péloponnèse, la deuxième de Grèce. En quête de beaux endroits en montagne, nous nous dirigeons vers cette station de ski, à 1650 mètres d’altitude. Des grands espaces, des montagnes tout autour de nous, seulement le bruit du vent et des cloches des moutons : parfait, c’est un endroit comme celui-là que nous cherchions !

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@Sandra Ducasse – Un coucher de soleil avec les moutons, à la station de ski de Kalavrita.

Nous sommes bien ici. Le matin, les enfants sont heureux de monter « tout en haut » de la colline la plus proche de notre camion. L’après-midi, Francisco part marcher seul. Il revient avec un grand sourire aux lèvres et les joues rouges, saisies par un vent froid. Ses premiers mots en revenant sont « Sandra, je garde les enfants et tu vas jusqu’au sommet ». Je ne me le fais pas dire deux fois. J’ai besoin qu’on me pousse un peu. Francisco est plus excité que moi, c’est agréable à voir et à entendre.

Le chemin est parfaitement balisé, suite au passage de trailers la veille. J’attendais ce moment depuis longtemps : être dehors, sans les enfants, à marcher, à prendre du bon temps et le frais (et le vent en l’occurrence !). Je profite du moment, de ma solitude temporaire. Je monte lentement. Quelques pas d’escalade – vérifier les prises de mains, de pieds – et bientôt au sommet. Je commence à appréhender un peu la descente, moi qui déteste descendre sur des sentiers caillouteux. Je n’ai pas d’équilibre, j’ai peur à chaque fois que je pose le pied. Je continue quand même de monter. Francisco m’a dit que le sommet était facile et bien balisé, je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin. A quelques mètres du sommet, alors que je commence déjà à savourer ma joie, ne voilà t-il pas que des moutons m’arrêtent net dans mon élan. Ils me regardent, broutent et me bloquent le passage ! J’ai peur d’eux. Je sais, je suis nulle. Mais on ne sait jamais. Si le bouc n’appréciait pas d’être dérangé pendant son repas chèrement acquis ? Ce que je comprendrais ! Je suis aussi un peu déçue qu’ils soient arrivés en haut sans aucun effort apparent et beaucoup plus vite que moi.

Je descends cependant toute guillerette, contente de cette rando. Il m’aura fallu deux heures, une pour la montée, une pour la descente avec d’innombrables arrêts. Pour souffler, pour profiter de la vue, pour faire une pause pipi, pour sourire, pour me demander, à chaque pause de quelques secondes : « bon, je vais jusqu’en haut ou non ? ». Et j’y suis allée ! :-)

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@Sandra Ducasse. Essai de la fonction « panoramique » de l’Iphone :-)



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